actividadesmultimediaartistascontactoenlacesbarrconxin
catalð
exposición

Benxamín Álvarez Xesco Mercé y Marc Vilallonga
“Le Micro-Ondes de L’Enfer”
du 15 Avril au vendredi 16 Mai

 
 

La Xina A.R.T. es un colectivo de artistas que vienen funcionando, más o menos mal avenidos, desde 1996. Desde su base principal, en pleno corazón del Barrio Chino de Barcelona, han ido desarrollado, durante estos 17 años, un poliédrico proyecto de creación y actividad cultural. En su galería de la calle de l’Hort de la bomba presentan un programa regular de exposiciones (no menos de nueve por temporada), que ofrece al público catalán la posibilidad de conocer la obra de los artistas más exóticos del planeta, así como la más joven y emergente creación local. La Xina pertenece a la Red europea de espacios de creación contemporánea “Kanîbal’hopox”, lo cual favorece la profusión de intercambios y mestizajes plásticos de toda índole. Éste colectivo catalán publica, además, la revista de arte y pensamiento “La Conxinxina" (tanto en formato papel y en digital). Organiza el ciclo musical “La Xina Sona” y el certamen anual de performance y magia “Houdini Performance Festival”. Paralelamente, gestiona el proyecto pedagógico “La Xina Xinorri”, que pretende acercar el arte a los más pequeños del barrio y la ciudad. Tres de sus más antiguos miembros, Benxamín Álvarez Xesco Mercé y Marc Vilallonga, han venido a Le Transfo de Lyon para presentar la propuesta “Le Micro-Ondes de L’Enfer”, una exposición que agrupa, bajo tan inquietante epígrafe, tres trabajos de divergente presentación formal pero colegiado planteamiento estético y ético. En unos tiempos donde el arte parece querer acompañarse automáticamente de un ininteligible y pedante texto explicativo, a modo de justificación o preámbulo inevitable (como si el arte en sí mismo no fuese suficientemente complejo o ineludiblemente precisase de un manual de instrucciones) La Xina A.R.T aboga por la sencillez y la humildad de materiales (en contraposición al circo hipertecnológico que suele inundar galerías y bienales). Apuesta por la belleza desnuda de la poesía frente a la peor de las metaliteraturas, empecinada en confeccionar a base de conceptualidad laberíntica y vacua y de utilitarismo mercantilista de usar y tirar el más clásico de los trajes del emperador. Borges, citando a Whistler, reafirma y sintetiza, de forma tan simple como contundente, todo lo antes citado: “El arte sucede”.



La Xina A.R.T. est un groupe d’artistes qui fonctionne, en plus ou moins bons termes, depuis 1996. Depuis leur siège principal situé en plein cœur du «Quartier Chinois» de Barcelone, ils ont développé durant 17 ans un projet polyédrique de création et d’activité culturelle. Dans leur galerie de la rue de l’«Hort de la Bomba», ces esthètes proposent régulièrement des expositions (pas moins de neuf chaque saison), qui offrent au public catalan la possibilité de connaître à la fois l’œuvre des artistes les plus exotiques de la planète et celle des promesses locales. La Xina appartient au Réseau européen d’espaces de création contemporaine «Kanîbal’hopox» qui encourage les échanges et métissages plastiques en tous genres. En outre, cette association catalane publie «La Conxinxina» (La Cochinchine), une revue d’art et d’opinion en format papier et digital. Elle organise le cycle musical «La Xina Sona» (La Xina résonne) ainsi que le festival de performance et de magie «Houdini Performance Festival». Parallèlement à toutes ces activités, elle gère le projet pédagogique «La Xina Xinorri», qui prétend mettre en contact l’art et les plus petits du quartier et de la cité. Trois de ses plus anciens membres, Benxamín Álvarez Xesco Mercé et Marc Vilallonga, vont venir au Transfo de Lyon pour présenter la proposition “Le Micro-Ondes de L’Enfer”, une exposition qui regroupe, sous cet épigraphe tant soit peu inquiétant, trois œuvres contradictoires quant à la forme mais semblables en ce qui concerne l’approche esthétique et éthique. A une époque où, en général, l’art semble vouloir être associé à un discours explicatif pédant et inintelligible, en guise de justification ou de préambule inévitable (comme si l’art en soi-même n’était pas suffisamment complexe ou requérait fatalement un manuel d’instructions), La Xina A.R.T. plaide pour la simplicité et l’humilité des matériaux (en opposition avec le cirque hyper technologique qui d’habitude inonde galeries et biennales). Elle mise sur la beauté dépouillée de la poésie face à la pire des méta littératures qui s’acharne à confectionner, à base d’un conceptualisme enchevêtré et insignifiant et d’un utilitarisme mercantile provisoire et jetable, le plus classique «des habits de l’empereur». Borges, citant Whistler, réaffirme et récapitule de manière simple mais convaincante tout ce qui a été dit antérieurement : «L’art passe».